Technique du Pastel

Pour ceux qui découvrent ce moyen d'expression artistique à mi chemin entre peinture et dessin, Michel Ségalen artiste peintre pastelliste et sculpteur autodidacte à Bormes les Mimosas vous livre quelques conseils simples basés sur son expérience personnelle.

Les pastels :

Les bâtonnets de pastel sont composés de pigments en poudre liés par une certaine quantité de gomme; ils ressemblent à des bâtons de craie tendre.

Matériel :

J’utilise préférentiellement des bâtonnets de pastel tendre sec de chez Sennelier. Plusieurs fournisseurs offrent des coffrets avec de très nombreuses nuances de couleur. Mais on peut commencer par acheter un simple coffret avec les couleurs principales en attendant de voir si cette technique d'expression plaît. De plus on peut acheter des bâtonnets à l'unité, par exemple pour renouveler une couleur très utilisée ou bien essayer une nouvelle teinte.

Supports :

J’utilise tout type de papier (avec un grammage de 250g minimum), mais j’affectionne particulièrement le pastel card car ce papier rugueux accroche efficacement les pigments de pastel, tout en permettant un très bon rendu.

Esquisse :

J’esquisse mon sujet à l’aide d’un fusain qui se fondra au reste du dessin de façon naturelle au cours du travail. En effet, une règle importante pour la compatibilité des matériaux en peinture est "gras sur maigre".

Mise en oeuvre :

Je manie les pastels et j'estompe essentiellement avec les doigts . Ce contact avec la matière crayeuse est une nécessité pour l’expression que je veux donner à mon travail : aller à l’essentiel, exprimer les vibrations du sujet et ne pas m’emcombrer des détails. Je peux aussi utiliser certains crayons pastels pour les détails lorsque j’en ai réellement besoin, par exemple pour mes portraits.

Fixation :

J'utilise des fixatifs. Sans fixation le pastel aura tendance à se désagrèger et tomber du support. Donc même si cette opération peut altérer les couleurs, je fixe successivement mon travail (5 à 6 fois environ) et je termine par une couche que je ne fixe pas. Ainsi, l’aspect originel du dessin est conservé, mais l’ensemble a une certaine solidité sur le support.

Encadrement :

Une oeuvre réalisée au pastel est fragile, aussi une fois finie, je l’encadre sous verre avec un passe partout de façon à l’isoler de la vitre et d’éviter tout frottement. Les verres synthétiques et autres plexiglass bien que réduisant les reflets, ne conviennent pas à l'encadrement des tableaux au pastel sec à cause de l'électricité statique qu'ils dégagent.

Commentaires :

Par Pastelliste le mercredi 16 janvier 2008

Bien que pastelliste en herbe, je pense aussi que l'utilisation d'une estompe n'est pas à recommander.

Par Pierre le jeudi 17 janvier 2008

Bonjour,
Pour commencer ne vaut-il pas mieux utiliser des pastels secs par exemple comme les Girault ou Rembrandt ?

Par Michel le vendredi 18 janvier 2008

Je préfère aussi utiliser les doigts et garder un contact direct avec mon travail.

En peinture et plutot en pastel dans ce cas, la règle "gras sur maigre" me semble fondée. L'avantage avec des pastels secs est que l'on pourra repasser presque indéfiniment par superposition et ainsi "mélanger" les couleurs sans faire trop de "pâtés"... souffler sur l'excédent de poudre. On peut aussi utiliser un chevalet pour positionner le support en biais mais plus proche d'une position verticale qu'horizontale, ainsi la poudre en trop tombera toute seule. On commencera bien sûr par peindre le haut du dessin en premier et en allant ensuite vers le bas pour éviter de dégrader les couleurs des parties déjà peintes.
Pour terminer c'est à dire pour les dernières couches ou plus simplement pour effectuer des rehauts, l'utilisation de pastels tendres permettra d'enrichir et de rehausser votre oeuvre par des teintes éclatantes.

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